La chute

La chute
Lorsque vous commencerez ce film, sachez que vous en aurez pour 2H30 de suicide. En fait, tout est dans le titre. Nous suivons la chute de l'empire Hitlerien lorsque Berlin fut mis à feu et à sang par les russes à travers l'un des plus grands monstres que l'humanité ait fécondé et son entourage.
Autant le dire tout de suite, ce film n'est pas, comme je l'ai souvent entendu auparavant, porteur de bons sentiments envers Hitler. Jamais nous n'éprouvons de la compassion pour lui. Et si le réalisateur ose montrer quelques scènes où le monstre prend l'apparence d'un homme, ce n'est que pour mieux nous montrer la dimension chaotique, lunatique et paraïonaque de son caractère. Le scénario n'omet pas de nous faire entendre des phrases aussi horrible que : "Le peuple n'a que ce qu'il mérite", "Les faibles n'ont aucune place dans ce monde" et autre dire tous plus révoltant les uns que les autres. Alors éprouver de la compassion pour le propriétaire de ces mots, ce n'est pas pour moi.
Et vu comment l'homme ose quitter la barque en comparaison aux souffrances de son peuple, on finit par le haïr définitivement, irrémédiablement.
Mais ce qu'il y a de plus monstrueux dans ce film n'est pas forcément Hitler. Son entourage fait vraiment peur. A voir l'infamie que la mère Goebbels ose faire simplement pour l'aveuglement qu'elle éprouve envers le grand bourreau est tout bonnement insoutenable. Hitler avait au moins le mérite d'être fou à l'intérieur, lui. Ses suiveurs ne l'étaient pas!
Concernant les qualités cinématographiques de La chute, je serais partagé. Car ce film possède un sujet plus qu'intéressant mais malheureusement il n'évite pas le piège qui lui était posé. Assister à la chute d'un monstre peut être intéressant si l'on s'en teint à la veine psychologique. Si par contre, on montre réèllement les faits, alors on est contraint de montrer une chambre mortifère qui devient à la longue répétitve et inutile. Le film nous montre pendant 2H30 le suicide de l'empire et malheureusement on en retiendra comme intérêt que la lâcheté des généraux vis à vis de leurs peuples. Pas besoin donc de 2 heures de poison et de balle dans la tête pour nous montrer cela.
Autre chose dommageable à la qualité d'ensemble du métrage, le personnage de Traund, cette secrétaire apparemment bien sous tous rapports qui n'en revient pas d'entendre les propos monstrueux de son patron mais qui lui reste fidèle jusqu'à sa mort pour des raisons qu'elle ne connait apparament pas elle-même. Même si je comprends l'utilité d'un tel personnage dans une histoire pareil (permettre aux spectateurs de s'attacher à un personnage au moins), c'est trop mal amené et surtout trop naïf pour qu'on y croit!
Je ne peux terminer ce point de vue sans saluer l'interprétation incroyable que Bruno ganz nous livre. Je ne sais pas si le vrai Hitler était comme ça mais on y croit facilement.
En bref, La chute reste un film important qu'il faut voir pour se faire une idée de ce moment important de notre passé mais il est resté, malheureusement, prisonnier de son sujet morbide à souhait.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 16:49

She's so lovely

She's so lovely
Je viens enfin de voir She's so lovely. Je dis enfin car ça fait depuis qu'il est sorti, c'est à dire 1997 que je cherche à le voir en vain. Y a des films comme ça avec qui vous avez une histoire avant même de les avoir vu.
Bien sûr, une telle attente fait passer l'objet pour une oeuvre unique, un miracle. La déception au moment de le découvrir risque donc d'être énorme.
She's so lovely ne m'a pourtant pas déçu même si je ne le qualifierais pas de chef d'oeuvre. Sous ses airs de petite comédie dramatique d'auteur matinée de sociale, l'oeuvre de Nick Cassavettes est bourrée de charme.
D'où vient donc ce charme? Sans aucun doute, de ses deux personnages principaux complètement frappé campés par une Robin Wright Penn complètement déjantée et un Sean Penn absolument barré mais juste.
Le scénario écrit par feu Papa Cassavettes accumule des scènes pour nous faire découvrir qui sont ces personnages et à quel point ils s'aiment. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne perd pas de temps. La première scène nous en dit une couche sur le caractère pour le moins naturel de Maureen (le personnage joué par Robin Penn). La suite place le personnage d'Eddie dans cet univers comme étant l'autre pilier de cette histoire alors même qu'on ne l'a toujours pas vu. Ce qui a comme effet de nous faire comprendre chacun des actes barrés de ce couple pas comme les autres.
En bref, on est en terrain connu dans une fiction imaginée par John Cassavettes qui a toujours mis un point d'honneur à faire de ses personnages, des êtres perdu par la société ou par leur folie mais, entier.
Voilà pourquoi l'attente que j'avais de ce film n'a eu aucun impact sur la véritable valeur de ce film. Si vous ne l'avez pas vu, il serait temps de vous rattraper.
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# Posté le dimanche 01 juin 2008 18:33

Iron man

Iron man
Voici donc le dernier Marvel en date. Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ont trouvé une recette qui colle à tous les super héros. Une réalisation nerveuse, des effets spéciaux bluffant, une remise en question du héros et un acteur principal reconnu et doué.
Iron man ne faillit pas à la règle car les quatre ingrédients sont présents. Mais si je ne devais garder qu'une chose de ce film, ce serait sans l'ombre d'un doute, Robert Downey Jr qui crève littéralement l'écran. Pendant toute la projection, j'ai volé avec lui, donné des uppercuts à mes adversaires, bu des canons et reçu quelques volées assez méchantes. Bref, l'avantage d'avoir R. D. Jr dans son casting, c'est qu'il emporte le spectateur avec lui. Alors si en plus, vous avez avec lui un Jeff Bridges totalement méconnaissable au sommet de sa forme, vous êtes sûr de décrocher le pactole.
Malheureusement, même si ce film a atteint sur moi, l'essentiel de son objectif (divertir), il est affublé d'un scénario facile qui ne tient pas à la moindre logique.
Il faut donc absolument se laisser emporter par ses autres côtés bien plus réussis et éviter de réfléchir à la sortie pour dire que ce film est une réussite.
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# Posté le vendredi 30 mai 2008 08:29

Black book

Black book
Je viens de voir ce petit bijou et la première chose qui me vient à l'esprit est, Paul, ne retourne jamais aux USA!
Là-bas, tu as fait au mieux des divertissements avec pour certains une atmosphère en plus (Basic instinct) et là tu viens de faire une pépite.
Et si l'on me demandait de choisir entre Sharon Stone et Carice Van Houten, je n'hésiterais pas une seconde en prenant la deuxième qui ne se contente pas d'être belle et d'écarter les cuisses. Elle joue parfaitement en apportant à son personnage, une sensibilité et une malice qui parait totalement naturelle.
Il est clair que l'on sent que les années Hollywoodiennes t'ont donné le goût du rythme. Il n'y a pas une seconde où les paupières se ferment et on se surprend même à regretter la fin arriver au bout des 2h20 de bonheur, d'aventures, d'amour, de barbarie et de révolte que tu nous as offert.
Même si je n'ai pas vu tes premiers films Hollandais, que je vais m'empresser de regarder, ce film est sans aucun doute, l'un, voir LE film de ta carrière.
Merci!
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# Posté le mardi 27 mai 2008 19:05
Modifié le vendredi 30 mai 2008 08:30

Arrivederci amore, ciao

Arrivederci amore, ciao
Après avoir été enchanté par Romanzo Criminale, je m'attendais à un film d'aussi bonne facture. Que nenni, ici la mise en scène et les jeux de caméra sont omniprésent et prennent plus de place que l'histoire et les acteurs pourtant pas mauvais du tout.
Alessio Boni campe le rôle peu attirant d'un salaud comme rarement le cinéma nous en a montré et il sait profiter de sa gueule d'ange et d'un jeu tout en retenu pour mieux entourlouper le monde qu'il entoure ainsi que nous mêmes. Quant à Michele Placido, il est aussi bon réalisateur qu'acteur.
Michele Soavi avait pourtant un scénario en or pour faire de son film un must du genre. Pour une fois, le héros n'est pas un salaud qui se repentit et qu'on finit par aimer. Plus l'histoire avance et plus on le déteste. Et plus on croit qu'il se dirige vers le bon chemin, plus il nous montre qu'il est encore pire que ce que l'on pensait. C'est un phénomène suffisamment rare au cinéma pour ne pas venir le gâcher par un réalisateur qui n'a pas su s'oublier.
A la fin on ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer tellement le décalage entre l'histoire et la mise en scène est importante. Soavi étant l'ex assistant d'Argento, il a du se sentir obligé de rendre hommage à son maître. Le problème est qu'Arrivederci amore, ciao ne se situe pas dans le film de série b, donc pourquoi le filmer de cette façon?
Bref, un film oubliable, prétentieux qui bénéficie pourtant de personnages très intéressants.
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 18:42